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Indemnités

Simulateur indemnité licenciement économique 2026

Calculez votre indemnité de licenciement économique avec notre simulateur gratuit 2026. Formule légale, salaire de référence, PSE, cas des plus de 55 ans.

Par Laure Dubois 9 min de lecture
Simulateur indemnité licenciement économique 2026

Un simulateur d'indemnité de licenciement économique vous permet d'estimer en quelques minutes le montant auquel vous avez droit, bien avant de recevoir votre solde de tout compte. Deux variables commandent ce calcul : l'ancienneté et le salaire de référence, conformément aux articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail. Résultat indicatif, toutefois : votre convention collective peut fixer un plancher plus élevé que la loi. En cas de doute, un avocat ou un conseiller prud'homal reste le meilleur recours pour valider votre situation.

Avant de recevoir ce document, il est utile de comprendre ce que doit contenir votre solde tout compte, afin de vérifier que l'indemnité de licenciement économique y figure correctement.

Licenciement économique : quelle indemnité légale attendez-vous ?

L'indemnité versée lors d'un licenciement économique suit les mêmes règles légales que n'importe quelle indemnité de licenciement. L'article L1234-9 du Code du travail pose le principe de base : tout salarié en CDI licencié après au moins 8 mois d'ancienneté a droit à une indemnité, dont les modalités de calcul sont précisées par décret.

Les articles R1234-1 à R1234-5 fixent le plancher légal :

  • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les dix premières années.
  • 1/3 de mois de salaire par année à partir de la 11e.

Contrairement à ce que l'on entend parfois, le licenciement économique n'ouvre pas automatiquement droit à une indemnité majorée par rapport à un licenciement personnel. La majoration, si elle existe, vient de la convention collective ou d'un accord conclu dans le cadre d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Sans ces accords, c'est le plancher légal : et lui seul : qui s'applique.

Pour aller plus loin sur la procédure complète, consultez notre guide sur le licenciement économique : procédure et indemnités.

La formule de calcul officielle étape par étape

La formule légale se décompose en deux tranches. Voici un exemple chiffré : un salarié justifiant de 12 ans d'ancienneté avec un salaire de référence de 3 000 € brut/mois.

Tranche jusqu'à 10 ans : 10 × (3 000 × 1/4) = 10 × 750 = 7 500 €

Tranche au-delà de 10 ans : 2 × (3 000 × 1/3) = 2 × 1 000 = 2 000 €

Total indemnité légale : 9 500 €

L'ancienneté se décompte à la date de fin du préavis, y compris lorsque le salarié en est dispensé (art. R1234-1). Les mois incomplets entrent dans le calcul au prorata. Un salarié justifiant de 12 ans et 4 mois bénéficiera donc :

  • De 10 ans pleins sur la 1re tranche.
  • De 2 ans et 4 mois (soit 2,33 ans) sur la 2e tranche.

Chaque fraction d'année compte proportionnellement. La Cour de cassation l'a confirmé (Cass. soc., 18 mars 2026, n° 22-10.278) : le plancher légal se calcule au prorata de l'ancienneté acquise à la date de rupture du contrat.

L'essentiel

  • L'indemnité légale de licenciement économique est identique à l'indemnité légale de licenciement personnel : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà (art. R1234-1 du Code du travail).
  • Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois précédant le licenciement.
  • Certaines conventions collectives majorent l'indemnité légale ; dans un PSE, des indemnités supra-légales peuvent s'ajouter.
  • L'indemnité de licenciement économique est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du plus élevé de trois plafonds définis par l'article 80 duodecies du CGI.
  • Tout différend sur le montant relève du Conseil de prud'hommes, avec un délai de prescription de 3 ans à compter de la notification du licenciement (art. L1471-1 du Code du travail).

Salaire de référence : comment choisir la meilleure base de calcul

Parmi les données saisies dans un simulateur, le salaire de référence est celle qui fait le plus bouger le résultat final. L'article R1234-4 du Code du travail impose de retenir la formule la plus favorable au salarié entre deux bases :

  • Moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant la notification du licenciement.
  • Moyenne mensuelle des 3 derniers mois précédant la notification.

Attention à la règle des 3 derniers mois : elle intègre les primes et gratifications versées sur cette période, proratisées sur 3 mois. Si une prime annuelle a été versée récemment, la base de calcul peut s'en trouver artificiellement gonflée : ce qui, en l'occurrence, joue en faveur du salarié.

Selon village-justice.com (article d'avril 2026), la Cour de cassation aligne le calcul de l'indemnité prud'homale sur ce même principe du « plus favorable ».

Autre point souvent négligé : les périodes de temps partiel thérapeutique ou de travail réduit. La Cour de cassation a précisé que le salaire perçu durant ces périodes doit être neutralisé si sa prise en compte désavantage le salarié. Un cas rapporté par village-justice.com illustre bien la difficulté : un salarié percevant 7 000 € brut correspondant à 50 % d'un temps plein a obtenu le recalcul de son indemnité sur la base du salaire à temps plein reconstitué.

Pour approfondir les règles liées à l'ancienneté, voir notre article sur l'indemnité licenciement calcul ancienneté.

Simulateur indemnité licenciement économique : comment s'en servir

Un simulateur calcul indemnité licenciement économique gratuit demande généralement quatre types d'informations :

  • Date d'entrée dans l'entreprise (pour calculer l'ancienneté exacte).
  • Date de notification du licenciement (point de départ du décompte).
  • Salaire brut mensuel moyen sur les 12 ou les 3 derniers mois (vous saisissez les deux, le simulateur retient le plus favorable).
  • Convention collective : permet d'indiquer si un plancher conventionnel dépasse le plancher légal.

Précision utile : le simulateur officiel disponible sur code.travail.gouv.fr intègre directement les conventions collectives référencées. Il distingue dans ses résultats :

  1. L'indemnité légale minimale.
  2. L'indemnité conventionnelle, si elle est supérieure.
  3. Un rappel sur les indemnités supra-légales négociées dans le cadre d'un PSE.

Mais l'estimation reste une simulation indicative. Elle ne tient pas compte de certaines configurations particulières : temps partiel historique, absences longues pour maladie, primes exceptionnelles. Dans ces cas, un professionnel du droit est indispensable.

Convention collective et PSE : des indemnités souvent supérieures à la loi

La loi fixe un plancher, pas un plafond. Beaucoup de conventions collectives prévoient des barèmes plus favorables que les articles R1234-1 à R1234-5. Selon Dalloz (fiche d'orientation licenciement, août 2025), l'indemnité due résulte soit de la loi, soit de la convention collective, soit du contrat de travail, selon ce qui est le plus avantageux pour le salarié.

Dans le cadre d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), l'employeur négocie souvent des indemnités supra-légales avec les représentants du personnel. Ces indemnités peuvent prendre plusieurs formes :

  • Une majoration forfaitaire par année d'ancienneté.
  • Une prime de départ spécifique (communément appelée « prime PSE »).
  • Un abondement du compte personnel de formation (CPF).
  • Des mesures de reclassement interne ou externe financées par l'entreprise.

Ces montants supra-légaux ne sont pas simulés par les calculateurs standard. Ils figurent dans le document unilatéral ou l'accord collectif PSE, consultable auprès du CSE de l'entreprise ou de la DREETS.

Un simulateur calcul indemnité licenciement PSE doit donc intégrer le texte de l'accord. Sans accord PSE, seul le plancher légal ou conventionnel s'applique.

Indemnité licenciement économique pour les plus de 55 ans

La question de l'indemnité de licenciement économique pour les plus de 55 ans revient très régulièrement. Contrairement à une idée répandue, la loi ne prévoit aucune majoration légale automatique liée à l'âge pour l'indemnité de droit commun.

Plusieurs mécanismes viennent cependant compenser partiellement cette situation :

  • Certaines conventions collectives : métallurgie, chimie, banque notamment : prévoient une majoration pour les salariés de plus de 50 ou 55 ans.
  • La majoration conventionnelle de 25 % signalée par village-justice.com (arrêt du 28 septembre 2017) s'applique dans certains secteurs, mais uniquement dans la limite de 10 ans d'ancienneté.
  • Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), proposé obligatoirement lors de tout licenciement économique dans les entreprises de moins de 1 000 salariés, ouvre droit à une allocation de 75 % du salaire brut pendant 12 mois, sans condition d'âge.
  • Les salariés de plus de 55 ans peuvent par ailleurs bénéficier d'une durée d'indemnisation chômage allongée, jusqu'à 27 mois pour les plus de 53 ans selon la réglementation Unédic en vigueur en 2026.

Vérifiez toujours votre convention collective avant de vous fier uniquement au simulateur légal.

Fiscalité : ce que vous payez vraiment sur l'indemnité

L'indemnité de licenciement économique bénéficie d'un traitement fiscal avantageux. L'article 80 duodecies du Code général des impôts (CGI) prévoit une exonération totale d'impôt sur le revenu dans la limite du plus élevé des trois montants suivants :

  • Le montant de l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement.
  • Le double de la rémunération annuelle brute perçue l'année précédant le licenciement.
  • 50 % du montant total de l'indemnité perçue.

Mais cette exonération est plafonnée : elle ne peut excéder 6 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 278 208 € pour 2026 (à vérifier selon la revalorisation officielle du PASS au 1er janvier 2026). Au-delà de ce seuil, le surplus est soumis aux cotisations et à la CSG/CRDS comme un salaire ordinaire.

Si votre indemnité PSE intègre des montants supra-légaux élevés, une simulation fiscale précise avec un expert-comptable ou un avocat fiscaliste s'impose : mauvaise surprise à la déclaration de revenus garantie sinon.

En cas de litige sur le montant versé, la saisine du Conseil de prud'hommes reste la voie normale.

Sources

Fiche pratique

Articles de référenceL1234-9, R1234-1 à R1234-5 du Code du travail ; art. 80 duodecies du CGI
Ancienneté minimale requise8 mois de contrat ininterrompu (art. L1234-9 CT)
Tranche 1 (jusqu'à 10 ans)1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté
Tranche 2 (à partir de 11 ans)1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté
Salaire de référenceLe plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois
Exonération fiscale plafond6 fois le PASS (environ 278 208 € en 2026)
CSP (entreprises < 1 000 salariés)75 % du salaire brut pendant 12 mois
Délai de contestation prud'homal3 ans à compter de la notification (art. L1471-1 CT)
Juridiction compétenteConseil de prud'hommes du lieu de travail
Simulateur officiel gratuitcode.travail.gouv.fr
Source légalelegifrance.gouv.fr : Articles R1234-1 à R1234-5 (version au 2 janvier 2026)

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Consultez un avocat ou un professionnel du droit pour toute situation concrète.

Questions fréquentes

Comment calculer sa prime de licenciement économique ?

L'indemnité de licenciement économique se calcule selon les articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà. Pour le salaire de référence, on retient la formule la plus avantageuse entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois précédant la notification. Et si votre convention collective prévoit un montant supérieur, c'est ce montant qui s'applique.

Quelles sont les indemnités suite à un licenciement économique ?

Un salarié licencié pour motif économique perçoit au minimum l'indemnité légale de licenciement (plancher R1234-1), une indemnité compensatrice de préavis si l'employeur dispense le salarié d'effectuer le préavis, et une indemnité compensatrice de congés payés. Dans les entreprises de moins de 1 000 salariés, le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) doit obligatoirement être proposé : il verse 75 % du salaire brut pendant 12 mois. Un PSE peut y ajouter des indemnités supra-légales supplémentaires.

C'est quoi 1/4 de salaire dans le calcul de l'indemnité de licenciement ?

Le quart de mois de salaire correspond au salaire de référence mensuel divisé par 4. Avec un salaire de référence de 3 000 € brut, cela représente 750 €, multiplié ensuite par le nombre d'années d'ancienneté jusqu'à 10 ans. À partir de la 11e année, c'est le tiers (1/3) qui s'applique : soit environ 1 000 € par année dans cet exemple.

Quel tableau utiliser pour calculer la prime de licenciement économique ?

Le tableau légal repose sur deux tranches définies à l'article R1234-1 du Code du travail : 0,25 mois de salaire multiplié par les années d'ancienneté jusqu'à 10 ans, auquel s'ajoute 0,33 mois de salaire multiplié par les années au-delà de 10 ans. Le simulateur officiel code.travail.gouv.fr intègre ce tableau et le compare automatiquement au plancher conventionnel de votre secteur. Il est gratuit et mis à jour régulièrement.

L'indemnité de licenciement économique est-elle imposable ?

L'indemnité de licenciement économique est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du plus élevé de trois montants : le montant de l'indemnité légale ou conventionnelle, le double de la rémunération brute annuelle, ou 50 % du montant total perçu (art. 80 duodecies du CGI). Cette exonération est plafonnée à 6 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Au-delà, le surplus est imposable comme un salaire ordinaire.