Calcul de l'imposition de votre indemnité de licenciement en 2026
Comment fonctionne l'imposition indemnité licenciement en 2026 : plafonds d'exonération, taux CSG/CRDS, cas PSE et rupture conventionnelle.

L'indemnité de licenciement est exonérée d'impôt sur le revenu jusqu'à un certain plafond. Ce plafond correspond au montant le plus élevé entre l'indemnité légale/conventionnelle, 50% de l'indemnité perçue, ou deux fois le salaire brut annuel précédent. La part excédentaire est imposable et des charges sociales (CSG/CRDS) s'appliquent.
L'imposition de l'indemnité de licenciement est partielle et répond à des règles de calcul précises. Par défaut, toute somme versée à la rupture du contrat est un revenu imposable, mais la loi prévoit des plafonds d'exonération fiscale et sociale. Le montant non imposable est déterminé par le plus avantageux de trois seuils, dans la limite d'un plafond global. Comprendre ce mécanisme est essentiel pour anticiper le montant net que vous percevrez réellement.
Pour bien maîtriser toutes les nuances, le guide fiscal de l'indemnité de licenciement imposable 2026 offre une perspective complète.
En bref
- Par défaut, toute indemnité de rupture est considérée comme un salaire et donc imposable.
- L'exonération fiscale est calculée sur le plus élevé de 3 seuils : indemnité légale, 50% de l'indemnité perçue, ou 2x le salaire brut annuel N-1.
- Les indemnités versées dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) sont totalement exonérées d'impôt.
- Les cotisations sociales et la CSG/CRDS ont des plafonds d'exonération distincts de ceux de l'impôt sur le revenu.
- La rupture conventionnelle suit un régime fiscal différent, avec une contribution patronale spécifique de 40 % en 2026.
Principe général : toute indemnité de rupture est d'abord imposable
Contrairement à une idée reçue, une indemnité de licenciement n'est pas automatiquement exonérée d'impôt sur le revenu. Le principe de base, posé par l'article 80 duodecies du Code général des impôts (CGI), est que toute somme perçue lors de la rupture d'un contrat de travail est une rémunération. À ce titre, elle est par défaut soumise à l'impôt sur le revenu.
Ce n'est que par exception, et dans certaines limites, que la loi prévoit des exonérations. Cette règle fondamentale signifie que si une indemnité ne remplit pas les conditions spécifiques d'exonération, elle sera intégralement ajoutée à vos autres revenus et taxée selon votre tranche marginale d'imposition. Le législateur a mis en place ce système pour distinguer la part de l'indemnité qui vise à réparer un préjudice (la perte d'emploi) de celle qui pourrait s'apparenter à un complément de revenu. Seule la part jugée "réparatrice" peut bénéficier d'une franchise d'impôt. Il est donc crucial de ne pas considérer l'exonération comme un droit automatique, mais bien comme une exception encadrée.
Indemnités de licenciement hors PSE : le mécanisme des trois plafonds d'exonération fiscale
Pour un licenciement hors Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), la part de votre indemnité exonérée d'impôt sur le revenu est calculée en retenant le montant le plus élevé des trois formules suivantes. Cette mécanique vise à adapter l'exonération à la situation du salarié, en fonction de son ancienneté, de son niveau de rémunération et du montant négocié lors de son départ. C'est ce montant de référence qui sera ensuite comparé au plafond absolu.
📌 Important : Le calcul s'effectue en trois temps. D'abord, on détermine les trois montants de référence. Ensuite, on retient le plus favorable au salarié. Enfin, on vérifie que ce montant ne dépasse pas le plafond global fixé par la loi.
Ce système à plusieurs étages permet une certaine équité. Un salarié avec une forte ancienneté bénéficiera souvent d'une indemnité conventionnelle élevée, tandis qu'un cadre avec un haut salaire pourra se prévaloir du plafond lié à sa rémunération, même avec une ancienneté plus faible. Il est donc indispensable de réaliser ces trois calculs pour optimiser sa situation fiscale.
Les trois critères pour déterminer la fraction exonérée
La loi vous permet de choisir la solution la plus avantageuse parmi ces trois calculs pour déterminer la base de votre exonération fiscale :
- L'indemnité légale ou conventionnelle : Il s'agit du montant minimum de l'indemnité de licenciement prévu soit par le Code du travail (article L. 1234-9), soit par votre convention collective. C'est souvent le montant de référence pour les salariés avec une longue ancienneté. Vous pouvez consulter le barème légal de l'indemnité de licenciement par ancienneté pour une première estimation.
- Deux fois la rémunération brute annuelle (N-1) : Ce plafond correspond au double du total des salaires bruts que vous avez perçus au cours de l'année civile précédant celle de la rupture de votre contrat. Ce critère est souvent plus favorable pour les salariés ayant un salaire élevé.
- 50 % de l'indemnité totale versée : Vous pouvez également retenir la moitié du montant total de l'indemnité de licenciement que votre employeur vous a versée. Cette option est intéressante lorsque l'indemnité négociée est bien supérieure aux minimums légaux ou conventionnels, mais que le salaire annuel reste modeste.
Le plafond absolu : quand s'applique-t-il ?
Même si vous avez déterminé un montant exonéré élevé grâce à l'un des trois critères précédents, la loi impose une limite finale. La fraction de l'indemnité exonérée d'impôt ne peut en aucun cas dépasser un plafond absolu.
Pour 2026, ce plafond est fixé à six fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 288 360 € (valeur basée sur le PASS 2026 de 48 060 €).
Concrètement, si le calcul du "double du salaire annuel" ou des "50 % de l'indemnité" aboutit à un montant supérieur à 288 360 €, votre exonération sera automatiquement ramenée à ce seuil. Tout ce qui dépasse ce plafond absolu sera imposable. Ce mécanisme vise à limiter les avantages fiscaux sur les très grosses indemnités de départ, souvent qualifiées de "parachutes dorés". Pour la majorité des salariés, ce plafond n'est cependant pas atteint.
Cas pratique chiffré : salarié avec 30 000 € de salaire brut annuel et 65 000 € d'indemnité
Pour illustrer le mécanisme, prenons un cas concret. Un salarié est licencié en 2026 et perçoit une indemnité totale de 65 000 €. Sa rémunération brute annuelle en 2025 était de 30 000 €. Son indemnité légale de licenciement, compte tenu de son ancienneté, s'élèverait à 20 000 €.
Le calcul de l'exonération va se dérouler en plusieurs étapes, en appliquant les règles fiscales et sociales pour déterminer la part nette qui lui restera. C'est un exercice essentiel pour ne pas avoir de mauvaises surprises au moment de la déclaration de revenus ou lors d'un contrôle de l'URSSAF. L'utilisation d'un simulateur d'indemnité de licenciement 2026 peut aider à valider les calculs de base.
Étape 1 : calculer les trois montants de référence
Pour déterminer la part exonérée d'impôt sur le revenu (IR), nous devons calculer les trois montants de référence et retenir le plus élevé :
- Montant de l'indemnité légale : 20 000 € (hypothèse pour notre exemple).
- Double de la rémunération brute annuelle (N-1) : 2 x 30 000 € = 60 000 €.
- 50 % de l'indemnité totale versée : 50 % x 65 000 € = 32 500 €.
Le montant le plus élevé de ces trois options est 60 000 €. C'est ce montant qui servira de base pour l'exonération fiscale, car il est inférieur au plafond absolu de 288 360 € (6 PASS).
Étape 2 : identifier la fraction imposable à l'IR
Maintenant que nous avons notre plafond d'exonération (60 000 €), nous pouvons déterminer la part de l'indemnité qui sera soumise à l'impôt sur le revenu.
- Indemnité totale perçue : 65 000 €
- Part exonérée d'impôt sur le revenu : 60 000 €
- Fraction imposable à l'IR : 65 000 € - 60 000 € = 5 000 €
Dans ce cas, le salarié devra déclarer 5 000 € au titre de son indemnité de licenciement. Ce montant s'ajoutera à ses autres revenus de l'année et sera imposé selon le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Les 60 000 € restants ne figureront pas dans son revenu imposable.
Étape 3 : calculer les cotisations sociales et la CSG/CRDS
Le calcul des prélèvements sociaux (cotisations, CSG/CRDS) obéit à des règles différentes de celles de l'impôt sur le revenu.
- Cotisations sociales : L'exonération de cotisations sociales est plafonnée à 2 fois le PASS, soit 96 120 € en 2026. Notre indemnité de 65 000 € est inférieure à ce plafond. L'exonération est également limitée au montant exonéré d'impôt. Dans notre exemple, la fraction soumise à cotisations est donc de 65 000 € - 60 000 € = 5 000 €, comme l'indique Village Justice (2023).
- CSG/CRDS : Le régime est encore différent. La CSG et la CRDS (au taux global de 9,7 % selon Village Justice) s'appliquent sur la part de l'indemnité qui dépasse le montant légal ou conventionnel. Dans notre cas : 65 000 € - 20 000 € = 45 000 €. Toutefois, l'assiette de la CSG/CRDS ne peut excéder la part soumise aux cotisations sociales. La CSG/CRDS s'appliquera donc sur 65 000 € au total, mais sur la partie exonérée d'impôts. La part soumise à l'IR (5 000 €) est déjà soumise à la CSG sur les revenus d'activité. La part exonérée de 60 000 € sera soumise à CSG/CRDS.
Indemnités totalement exonérées : licenciement dans le cadre d'un PSE
Dans le contexte difficile d'un licenciement collectif, la loi prévoit un régime fiscal de faveur. Les indemnités de licenciement versées dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu, et ce, sans aucun plafond de montant.
Cette disposition, confirmée par l'article 80 duodecies du CGI, s'applique à l'ensemble des sommes perçues à ce titre : l'indemnité de licenciement elle-même, mais aussi toute indemnité supra-légale négociée dans le cadre du plan. Cette exonération intégrale vise à accompagner socialement les salariés victimes de restructurations importantes.
Il en va de même pour les indemnités allouées par un juge en cas de licenciement jugé sans cause réelle et sérieuse. Selon la jurisprudence constante, ces dommages et intérêts, qui réparent le préjudice né d'une rupture abusive, ne sont pas considérés comme un revenu et sont donc entièrement exonérés d'impôt. Pour en savoir plus sur les aspects procéduraux, la consultation de la fiche sur le licenciement économique : procédure et indemnités est recommandée.
Inaptitude et licenciement économique : régimes fiscaux spécifiques
En dehors du licenciement pour motif personnel classique ou du PSE, d'autres situations de rupture présentent des régimes fiscaux spécifiques qu'il est important de connaître. C'est notamment le cas du licenciement pour inaptitude ou du licenciement économique qui n'entre pas dans le cadre d'un PSE. Chaque situation répond à une logique fiscale propre, liée à l'origine de la rupture du contrat de travail.
Une distinction fondamentale s'opère par exemple entre l'inaptitude d'origine professionnelle et celle qui ne l'est pas. De même, un licenciement économique "isolé" ne bénéficie pas de la même exonération totale qu'un départ encadré par un plan social de grande ampleur. Ces nuances sont essentielles pour une correcte appréciation des sommes qui seront soumises à l'impôt.
Indemnité de licenciement pour inaptitude : imposable ou non ?
La question de l'imposition de la prime de licenciement pour inaptitude est fréquente. La réponse dépend de l'origine de l'inaptitude :
- Inaptitude d'origine professionnelle : Si l'inaptitude est la conséquence d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, l'indemnité spéciale de licenciement (qui correspond au double de l'indemnité légale) est totalement exonérée d'impôt sur le revenu. Cette exonération intégrale est justifiée par le caractère réparateur de l'indemnité, qui vise à compenser un préjudice subi dans le cadre de l'activité professionnelle.
- Inaptitude d'origine non professionnelle : Si l'inaptitude n'a pas de lien avec le travail, l'indemnité de licenciement versée est soumise au régime fiscal de droit commun. Elle est donc exonérée dans les limites des trois plafonds (indemnité légale/conventionnelle, 2x salaire N-1, 50% de l'indemnité) et du plafond absolu de 6 PASS. La part excédentaire est imposable.
Licenciement économique hors PSE : même régime que le licenciement classique
Lorsqu'une entreprise procède à un ou plusieurs licenciements pour motif économique sans pour autant mettre en place un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), le régime fiscal applicable aux indemnités est identique à celui d'un licenciement pour motif personnel.
L'indemnité perçue par le salarié n'est donc pas intégralement exonérée. Elle bénéficie du mécanisme d'exonération partielle basé sur le système des trois plafonds, comme détaillé précédemment. Le salarié devra donc effectuer le même calcul pour déterminer la fraction de son indemnité qui sera potentiellement soumise à l'impôt sur le revenu. Pour approfondir ce sujet, le tableau des indemnités de licenciement économique peut fournir des informations complémentaires utiles.
Charges sociales sur l'indemnité de licenciement : exonération et seuils CSG/CRDS
Le traitement social de l'indemnité de licenciement est un autre volet complexe. Il faut bien distinguer trois types de prélèvements : l'impôt sur le revenu (IR), les cotisations de sécurité sociale (salariales et patronales) et la CSG/CRDS. Chacun possède ses propres règles d'exonération.
L'exonération de cotisations sociales est calquée en partie sur l'exonération fiscale, mais avec son propre plafond, fixé à deux fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (96 120 € en 2026). Si l'indemnité totale est inférieure à ce seuil, la part exonérée de cotisations est égale à la part exonérée d'impôt.
La CSG et la CRDS, au taux de 9,7 % (selon Village Justice), ont une assiette encore différente. Elles s'appliquent sur la fraction de l'indemnité qui excède le montant légal ou conventionnel de licenciement. Cependant, l'assiette totale est limitée à la part de l'indemnité soumise à cotisations sociales. Cette différence de calcul est une source fréquente d'erreurs.
Tableau récapitulatif : IR, cotisations sociales et CSG/CRDS
| Type de prélèvement | Base d'exonération | Plafond |
|---|---|---|
| Impôt sur le Revenu (IR) | Plus élevé entre : indemnité légale/conv., 2x salaire N-1, 50% indemnité totale | Plafond absolu de 6 PASS (288 360 €) |
| Cotisations Sociales | Montant exonéré d'IR | Plafond absolu de 2 PASS (96 120 €) |
| CSG/CRDS (9,7%) | Fraction de l'indemnité exonérée de cotisations | Appliquée sur la part > indemnité légale/conv. |
Ce tableau met en évidence que les trois calculs sont indépendants. Une indemnité peut être partiellement exonérée d'impôt mais totalement soumise à la CSG/CRDS si elle dépasse largement le minimum conventionnel. C'est un point de vigilance majeur pour le salarié comme pour l'employeur.
Rupture conventionnelle individuelle : un régime fiscal distinct à ne pas confondre
Il est essentiel de ne pas confondre le régime fiscal du licenciement avec celui de la rupture conventionnelle individuelle. Bien que les deux modes de rupture ouvrent droit à une indemnité, leur traitement social diffère sur un point majeur depuis plusieurs années.
L'indemnité de rupture conventionnelle est soumise à une contribution patronale spécifique. Initialement fixée à 30 % (Village Justice, 2025), cette contribution a été portée à 40 % depuis janvier 2026 (Village Justice, 2026). Elle est calculée sur la part de l'indemnité qui est exonérée de cotisations sociales. Cette charge, qui pèse exclusivement sur l'employeur, rend la rupture conventionnelle plus coûteuse pour l'entreprise qu'un licenciement, à indemnité égale.
Ce durcissement vise à freiner le recours à ce mode de rupture, parfois utilisé comme une alternative à des licenciements économiques qui impliqueraient des procédures plus lourdes. Pour le salarié, le régime d'imposition de l'indemnité reste similaire, mais ce coût supplémentaire pour l'employeur peut influencer les négociations. Dans des situations ambiguës, la distinction avec les indemnités en cas de licenciement nul peut également s'avérer pertinente.
L'erreur courante : confondre le plafond IR et le plafond cotisations sociales
L'erreur la plus fréquente, observée tant chez les salariés que dans certains services de paie, consiste à appliquer un seul et même raisonnement pour l'impôt sur le revenu et les charges sociales. Or, comme nous l'avons vu, les plafonds et les assiettes de calcul sont distincts.
Penser que le montant exonéré d'impôt est automatiquement et intégralement exonéré de toutes les autres charges est une faute qui peut coûter cher. La conséquence principale est un risque de redressement par l'URSSAF. L'organisme peut réclamer les cotisations sociales et la CSG/CRDS non prélevées, avec des pénalités de retard.
Reprenons notre cas pratique : l'indemnité de 65 000 € était exonérée d'impôt à hauteur de 60 000 €. Une erreur classique serait de considérer que seuls les 5 000 € excédentaires sont soumis à charges. C'est faux. Comme vu précédemment, la CSG/CRDS s'applique sur une base bien plus large. Une mauvaise application des règles peut entraîner une régularisation de plusieurs milliers d'euros sur le bulletin de paie ou a posteriori.
Déclaration à l'impôt sur le revenu : comment renseigner son indemnité de licenciement
La déclaration de vos revenus s'effectue au printemps de l'année qui suit la perception de l'indemnité. En principe, votre employeur a déjà transmis les informations à l'administration fiscale via la Déclaration Sociale Nominative (DSN). La part imposable de votre indemnité devrait donc être pré-remplie dans votre déclaration de revenus en ligne.
Il vous appartient de vérifier attentivement les montants inscrits dans les cases 1AJ à 1DJ. La part exonérée n'a pas à être déclarée. Si vous constatez une erreur, vous devez corriger le montant pré-rempli et conserver tous les justificatifs (solde de tout compte, bulletin de paie) en cas de demande de l'administration. Soyez particulièrement vigilant, car d'autres sommes versées à cette occasion sont, elles, toujours imposables.
💡 À noter : En cas de doute, il est toujours possible d'utiliser la messagerie sécurisée sur votre espace personnel impots.gouv.fr pour interroger l'administration fiscale avant de valider votre déclaration.
Solde de tout compte : quelles sommes sont toujours imposables ?
Votre solde de tout compte ne se limite pas à l'indemnité de licenciement. Il inclut d'autres sommes qui ont un régime fiscal différent et qui sont, pour leur part, intégralement imposables. Il s'agit principalement de :
- L'indemnité compensatrice de congés payés : Elle correspond aux jours de congés que vous n'avez pas pris au moment de la rupture. Elle est considérée comme un salaire et donc soumise à l'impôt et aux charges sociales.
- L'indemnité compensatrice de préavis : Si votre employeur vous a dispensé d'effectuer votre préavis, l'indemnité correspondante est également assimilée à un salaire et est entièrement imposable.
- Les primes et soldes divers : 13ème mois au prorata, prime d'objectif, etc. Toutes ces sommes sont des éléments de salaire taxables.
Il faut donc bien isoler la seule indemnité de licenciement pour lui appliquer les règles d'exonération. Il existe aussi des cas où l'indemnité de licenciement n'est pas due, ce qui simplifie d'autant le calcul fiscal.
Sources
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Consultez un avocat ou un professionnel du droit pour toute situation concrète.
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Questions fréquentes
Quelles sont les indemnités de licenciement non imposables ?
Certaines indemnités sont totalement non imposables, notamment celles versées dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) ou celles allouées par un juge pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Les indemnités pour inaptitude d'origine professionnelle sont également intégralement exonérées.
Quelles sont les charges sur une indemnité de licenciement ?
L'indemnité de licenciement est soumise à la CSG/CRDS au taux de 9,7 % sur sa part qui dépasse le montant de l'indemnité légale ou conventionnelle. Elle est aussi assujettie aux cotisations sociales (salariales et patronales) pour la fraction qui excède les plafonds d'exonération spécifiques.
Quel est le plafond d'exonération fiscale pour les indemnités de licenciement ?
Le plafond d'exonération fiscale est le montant le plus élevé parmi trois options : l'indemnité légale/conventionnelle, 50 % de l'indemnité totale perçue, ou deux fois la rémunération brute de l'année précédente. L'exonération est ensuite limitée à un plafond absolu de six fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (288 360 € en 2026).
Comment est imposé le solde de tout compte ?
Le solde de tout compte est imposé différemment selon sa composition. La fraction exonérée de l'indemnité de licenciement n'est pas imposable. En revanche, l'indemnité compensatrice de congés payés, l'indemnité compensatrice de préavis et les primes diverses sont considérées comme du salaire et sont donc entièrement imposables.
