Indemnité de licenciement imposable : ce que vous devez déclarer (et
Indemnité de licenciement imposable ou exonérée ? Guide 2026 basé sur l'article 80 duodecies du CGI : plafonds, cas pratique chiffré, charges sociales

L'indemnité de licenciement est en principe imposable. La règle figure à l'article 80 duodecies du Code général des impôts : toute indemnité versée à l'occasion de la rupture du contrat de travail constitue une rémunération imposable. Pourtant, le même article prévoit des exonérations ciblées qui couvrent la majorité des licenciements classiques. Ce que le salarié licencié doit retenir : la fraction qui excède le minimum légal ou conventionnel reste, dans la plupart des cas, à déclarer à l'administration fiscale.
Principe général : toute indemnité de licenciement est d'abord imposable
Le Code général des impôts pose une règle simple : toute somme perçue à l'occasion de la rupture du contrat de travail entre dans la catégorie des rémunérations imposables. Ce postulat, inscrit à l'article 80 duodecies du CGI, couvre un champ très large. L'indemnité légale de licenciement, l'indemnité conventionnelle, l'indemnité compensatrice de préavis, l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse : toutes tombent en principe sous le coup de cette présomption d'imposition.
Avant d'examiner les exceptions, il faut comprendre la logique du texte. L'article 79 du CGI définit les traitements, salaires, pensions et rentes viagères comme des revenus imposables. L'article 80 duodecies étend ce principe aux indemnités de rupture. Le législateur a cependant prévu des tempéraments : certains types d'indemnités et certaines fractions échappent à l'impôt sur le revenu.
Ce cadre juridique, accessible sur Legifrance (version en vigueur au 14 février 2026), structure toute l'analyse qui suit. Retenez ceci : vous êtes présumé imposable. C'est à vous, ou à votre conseil, d'identifier la fraction exonérée, jamais l'inverse.
L'article 80 duodecies du CGI : la règle de base
L'article 80 duodecies du Code général des impôts dispose que « toute indemnité versée à l'occasion de la rupture du contrat de travail constitue une rémunération imposable, sous réserve des dispositions suivantes » (Legifrance, 2026). Cette formulation place le curseur dès le premier alinéa : l'imposition est le principe, l'exonération l'exception.
Le texte énumère ensuite les cas dans lesquels l'indemnité échappe totalement ou partiellement à l'impôt. La logique sous-jacente est celle d'un plancher protecteur : ce qui relève de la réparation minimale du préjudice lié à la perte d'emploi est exonéré. Ce qui va au-delà, notamment les sommes négociées ou supra-légales, reste imposable.
Quelles indemnités entrent dans le champ de cet article ?
Le champ de l'article 80 duodecies du CGI englobe l'ensemble des sommes versées par l'employeur au salarié licencié à l'occasion de la rupture. Cela inclut l'indemnité légale de licenciement (calculée selon les articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail), l'indemnité conventionnelle lorsqu'elle est fixée par la convention collective applicable, l'indemnité compensatrice de préavis lorsque le salarié est dispensé de l'exécuter, et l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Les indemnités versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ou d'une rupture conventionnelle entrent également dans ce périmètre. En pratique, toute somme qualifiée d'indemnité de rupture par l'employeur ou le solde de tout compte tombe sous le coup de cette présomption d'imposition, sauf disposition contraire expresse.
Quelles sont les indemnités de licenciement non imposables ?
Le même article 80 duodecies du CGI qui pose la règle d'imposition énumère les cas d'exonération. Le premier alinéa de l'article, sous son 1°, vise l'indemnité de licenciement versée dans le cadre d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le Conseil d'État, dans une décision n° 438532 du 21 juin 2021, a confirmé cette exonération en précisant que les sommes perçues à ce titre ne sont pas imposables, y compris lorsque le juge prud'homal les a fixées.
Sont également exonérées les indemnités de licenciement légales ou conventionnelles, dans la limite du montant prévu par la loi ou la convention collective. La Cour de cassation, dans un arrêt de la chambre sociale du 15 avril 2026 (JURITEXT000054026359), a rappelé ce principe pour les journalistes : leur indemnité spécifique, prévue à l'article L. 7112-3 du Code du travail, est exonérée dans la limite du montant fixé par ce texte.
Concrètement, un salarié licencié perçoit rarement une indemnité intégralement imposable. La fraction correspondant au minimum légal échappe à l'impôt. C'est l'excédent, souvent appelé indemnité supra-légale, qui doit être déclaré.
Exonération totale : les cas visés par la loi
Le 1° de l'article 80 duodecies du CGI exonère totalement les indemnités versées dans le cadre d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Cette exonération, confirmée par le Conseil d'État le 21 juin 2021 (décision n° 438532), couvre l'intégralité des sommes perçues à ce titre, qu'elles résultent d'une conciliation, d'une transaction ou d'une décision de justice.
L'indemnité légale de licenciement, calculée conformément aux articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail, bénéficie aussi d'une exonération totale. Même principe pour l'indemnité conventionnelle de licenciement lorsqu'elle est fixée par une convention collective ou un accord professionnel. La condition est simple : le montant ne doit pas dépasser celui prévu par le texte qui la fonde.
Indemnité conventionnelle : fixée par loi ou convention collective
Lorsque la convention collective applicable au salarié prévoit une indemnité de licenciement supérieure au minimum légal, cette indemnité conventionnelle est exonérée dans la limite du montant conventionnel. Un accord d'entreprise ou un contrat de travail peut également fixer une indemnité spécifique : son sort fiscal dépend de sa qualification.
Si l'indemnité est expressément désignée comme une indemnité de licenciement et que son montant n'excède pas le barème conventionnel, elle suit le régime d'exonération. En revanche, une prime qualifiée d'indemnité transactionnelle ou de dommages et intérêts peut recevoir un traitement fiscal distinct, selon sa nature exacte et les circonstances de la rupture.
Prime de licenciement pour inaptitude : est-elle imposable ?
Le licenciement pour inaptitude ouvre droit à une indemnité spéciale de licenciement, dont le montant est au moins égal au double de l'indemnité légale (article L. 1226-14 du Code du travail pour l'inaptitude d'origine professionnelle). Sur le plan fiscal, cette indemnité majorée bénéficie du même régime d'exonération que l'indemnité légale de droit commun.
La fraction correspondant au minimum légal doublé est exonérée d'impôt sur le revenu. En pratique, l'employeur peut choisir de verser une indemnité supra-légale complémentaire ; cette part supplémentaire reste imposable. Pour un calcul détaillé, consultez notre fiche sur l'indemnité de licenciement pour inaptitude.
Fiscalité indemnité licenciement PSE (plan de sauvegarde de l'emploi)
Le licenciement économique intervenant dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) donne lieu au versement d'indemnités spécifiques. Les sommes perçues au titre du PSE suivent le même principe général : la fraction correspondant à l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est exonérée.
Les indemnités supra-légales prévues par le PSE, ainsi que les mesures d'accompagnement (congé de reclassement, aide à la création d'entreprise, indemnité différentielle), sont soumises à des règles propres. L'administration fiscale examine la nature de chaque somme pour déterminer si elle entre dans le champ de l'exonération ou si elle doit être déclarée. Pour un panorama complet, notre guide sur le licenciement économique : procédure et indemnités détaille ces mécanismes.
L'essentiel
- Toute indemnité de licenciement est présumée imposable en vertu de l'article 80 duodecies du CGI, sauf exception expresse prévue par le même texte.
- La fraction correspondant à l'indemnité légale (articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail) ou conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu.
- L'indemnité supra-légale, c'est-à-dire la part qui dépasse le minimum légal ou conventionnel, reste imposable et doit être déclarée.
- Le régime fiscal (impôt sur le revenu) et le régime social (cotisations URSSAF, CSG/CRDS) obéissent à des plafonds d'exonération distincts qu'il ne faut pas confondre.
- L'omission de la fraction imposable sur la déclaration de revenus expose à un redressement fiscal avec pénalités de retard ; en cas de doute, interrogez l'administration via impots.gouv.fr.
Indemnité de licenciement économique imposable : quel traitement fiscal ?
Le licenciement économique obéit au même cadre que les autres formes de licenciement. L'indemnité légale, calculée selon les articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail, échappe à l'impôt. Ce qui distingue le traitement fiscal du licenciement économique, c'est la fréquence des indemnités supra-légales : les entreprises qui licencient pour motif économique assortissent souvent le départ de sommes complémentaires.
Un salarié licencié pour motif économique peut ainsi percevoir une indemnité totale bien supérieure au plancher légal. La fraction qui dépasse ce plancher est imposable. Le même raisonnement s'applique aux indemnités versées dans le cadre d'un PSE : l'enveloppe globale peut inclure des sommes exonérées (indemnité légale ou conventionnelle) et des sommes imposables (compléments négociés, primes de départ volontaire).
L'articulation entre ces différentes composantes exige une lecture attentive du solde de tout compte et, si besoin, une ventilation des sommes par l'employeur. En cas de doute, le simulateur d'indemnité de licenciement permet d'estimer la part légale exonérée.
Indemnité légale vs indemnité supra-légale : une distinction fiscale clé
L'indemnité légale de licenciement constitue le plancher obligatoire fixé par le Code du travail : un quart de mois de salaire par année d'ancienneté pour les dix premières années, puis un tiers de mois de salaire au-delà (articles R1234-1 à R1234-5). Cette indemnité minimale est intégralement exonérée d'impôt.
L'indemnité supra-légale désigne tout ce que l'employeur verse en supplément. Cette fraction excédentaire est imposable à l'impôt sur le revenu, quel que soit le motif du licenciement. Un employeur peut, par exemple, verser à un cadre dirigeant une indemnité transactionnelle de 80 000 € alors que l'indemnité légale n'est que de 15 000 € : les 65 000 € de différence devront figurer sur la déclaration de revenus du salarié.
Imposition indemnité de licenciement rupture conventionnelle : rappel de la frontière
La rupture conventionnelle n'est pas un licenciement. Pourtant, l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle suit un régime fiscal voisin : elle est exonérée dans la limite du montant le plus élevé entre l'indemnité légale de licenciement, l'indemnité conventionnelle et le plafond d'exonération fixé par l'article 80 duodecies du CGI.
Au-delà de cette limite, la fraction excédentaire est imposable. Les salariés qui négocient une indemnité de rupture conventionnelle élevée doivent donc anticiper l'impôt sur la part qui dépasse le seuil d'exonération. Cette règle vaut également pour les ruptures conventionnelles collectives intervenant dans le cadre d'un accord d'entreprise.
Cas pratique chiffré : calculer la part imposable de son indemnité
Prenons un cas concret. Un salarié justifie de 15 ans d'ancienneté dans une entreprise. Son salaire mensuel brut de référence s'établit à 3 200 €. L'employeur lui verse une indemnité totale de licenciement de 28 000 €.
Le calcul de la part exonérée passe par trois étapes. La première détermine l'indemnité légale minimale à laquelle le salarié a droit. La deuxième isole cette fraction exonérée du total perçu. La troisième identifie le montant exact à reporter sur la déclaration de revenus. Ce scénario illustre la méthode applicable à toute indemnité de rupture, qu'il s'agisse d'un licenciement classique, d'un licenciement économique ou d'une rupture conventionnelle. Pour un calcul personnalisé, utilisez notre simulateur d'indemnité de licenciement.
Étape 1 : calculer le montant de l'indemnité légale
L'indemnité légale se calcule en deux tranches, conformément aux articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail. Pour les 10 premières années d'ancienneté : un quart de mois de salaire par année, soit 0,25 × 3 200 € × 10 = 8 000 €. Pour les années 11 à 15 (5 années) : un tiers de mois de salaire par année, soit 0,333 × 3 200 € × 5 = 5 333 €. L'indemnité légale totale s'élève donc à 13 333 €.
Ce montant constitue le plancher obligatoire. Toute somme versée en deçà exposerait l'employeur à un risque de rappel de salaire devant le conseil de prud'hommes. Dans notre cas, les 28 000 € perçus dépassent largement ce minimum.
Étape 2 : identifier la fraction exonérée
La fraction exonérée correspond au montant de l'indemnité légale, soit 13 333 €. Ce montant n'a pas à être déclaré à l'administration fiscale. Il échappe totalement à l'impôt sur le revenu.
La différence entre l'indemnité totale perçue (28 000 €) et l'indemnité légale exonérée (13 333 €) est de 14 667 €. Cette somme constitue la fraction imposable. Elle correspond à l'indemnité supra-légale que l'employeur a choisi de verser en complément du minimum légal, que ce soit en application d'une convention collective, d'un accord d'entreprise ou d'une négociation individuelle.
Étape 3 : reporter la fraction imposable sur la déclaration de revenus
Sur la déclaration de revenus (formulaire 2042), le salarié doit indiquer 14 667 € dans la rubrique des traitements et salaires. Cette somme s'ajoute aux autres revenus imposables de l'année et sera soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu.
L'employeur mentionne normalement la fraction imposable sur le solde de tout compte et sur la déclaration sociale nominative (DSN). Il est prudent de vérifier ces montants avant de remplir sa déclaration. En cas d'écart entre le calcul personnel et les mentions portées par l'employeur, le service des impôts des particuliers (accessible via impots.gouv.fr) peut être sollicité pour confirmer le traitement applicable.
Indemnité de licenciement et charges sociales : un régime distinct de l'impôt sur le revenu
L'exonération d'impôt sur le revenu ne signifie pas exonération de cotisations sociales. Les deux régimes sont indépendants et obéissent à des plafonds distincts. Une indemnité partiellement ou totalement exonérée d'impôt peut rester soumise à cotisations de sécurité sociale, à la CSG et à la CRDS selon son montant.
La Cour de cassation, dans un arrêt de la deuxième chambre civile du 25 juin 2026 (JURITEXT000054339877), a rappelé le principe : une indemnité qualifiée d'imposable est soumise aux cotisations de sécurité sociale. La décision mentionne spécifiquement une indemnité d'au moins 6 mois de salaire comme entrant dans cette catégorie.
Cette distinction entre le régime fiscal et le régime social constitue une source fréquente d'incompréhension pour les salariés licenciés, qui confondent souvent les deux exonérations.
Cotisations URSSAF : quel plafond d'exonération ?
Les cotisations de sécurité sociale (URSSAF) suivent un plafond d'exonération propre. L'indemnité de licenciement est exonérée de cotisations dans la limite du plus élevé des deux montants suivants : l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, ou deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 94 200 € en 2026.
Au-delà, la fraction excédentaire est soumise aux cotisations de sécurité sociale. Ce plafond, distinct du plafond fiscal, explique pourquoi une indemnité peut être partiellement exonérée d'impôt tout en supportant des cotisations sociales sur sa fraction la plus élevée. La lecture croisée des deux régimes est indispensable pour anticiper le montant net réellement perçu.
CSG/CRDS sur les indemnités de licenciement
La CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) s'appliquent aux indemnités de licenciement selon des règles spécifiques. La fraction de l'indemnité exonérée de cotisations sociales supporte néanmoins la CSG et la CRDS, au taux applicable aux revenus de remplacement.
La fraction soumise à cotisations sociales est, quant à elle, assujettie à la CSG/CRDS au taux applicable aux revenus d'activité. En pratique, l'employeur opère ces prélèvements directement sur le solde de tout compte. Le salarié licencié reçoit donc un montant net après déduction de ces contributions, quel que soit le traitement fiscal de l'indemnité.
L'erreur courante à éviter : ne pas déclarer la fraction imposable
L'erreur la plus fréquente chez les salariés licenciés consiste à penser que l'intégralité de leur indemnité est exonérée. Ils ne déclarent rien sur leur avis d'imposition. Cette omission, même de bonne foi, expose à un redressement fiscal.
L'administration fiscale dispose des informations transmises par l'employeur via la déclaration sociale nominative. Elle peut recouper les montants déclarés par le salarié avec ceux communiqués par l'entreprise. Une discordance déclenche une procédure de contrôle sur pièces, assortie d'un rappel d'impôt et de pénalités de retard (intérêts de retard au taux de 0,20 % par mois, majoration de 10 % en l'absence de mise en demeure préalable).
La prudence commande de vérifier systématiquement la ventilation entre fraction exonérée et fraction imposable avant de remplir sa déclaration. Le service des impôts des particuliers, joignable via la messagerie sécurisée de l'espace personnel sur impots.gouv.fr, répond aux questions des contribuables sur le traitement fiscal de leur indemnité.
Rupture conventionnelle confondue avec licenciement : un risque réel
De nombreux salariés assimilent à tort la rupture conventionnelle à un licenciement sur le plan fiscal. Or l'indemnité de rupture conventionnelle, bien qu'exonérée dans certaines limites, suit un régime spécifique. La fraction qui excède le plus élevé des trois montants suivants est imposable : l'indemnité légale de licenciement, l'indemnité conventionnelle, ou le plafond d'exonération de l'article 80 duodecies du CGI.
Un salarié qui perçoit 40 000 € d'indemnité de rupture conventionnelle alors que son indemnité légale n'est que de 8 000 € doit déclarer 32 000 € de revenus imposables. L'absence de déclaration de cette somme constitue un risque de redressement significatif. Le tableau des indemnités de licenciement fournit un repère utile pour estimer rapidement le plancher légal exonéré.
Que faire en cas de doute avant la déclaration ?
Trois réflexes protègent le salarié licencié. D'abord, relire attentivement le solde de tout compte remis par l'employeur : la ventilation entre sommes exonérées et imposables doit y figurer. Ensuite, croiser ces informations avec le calcul de son indemnité selon l'ancienneté pour vérifier la cohérence des montants.
Si un doute persiste, solliciter l'administration fiscale via la messagerie sécurisée de l'espace particulier sur impots.gouv.fr permet d'obtenir une réponse écrite opposable. Enfin, pour les indemnités élevées ou les situations atypiques (cumul mandat social, clause de non-concurrence, transaction post-licenciement), consulter un avocat fiscaliste reste la démarche la plus sûre. Le coût de la consultation est sans commune mesure avec celui d'un redressement.
Sources
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- conseil-etat.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
Fiche pratique
| Article de référence | Article 80 duodecies du Code général des impôts (CGI) : Legifrance, version au 14 février 2026 |
| Indemnité légale minimale | 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, 1/3 au-delà (art. R1234-1 à R1234-5 du Code du travail) |
| Exonération fiscale | Indemnité légale ou conventionnelle + indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (CE, 21 juin 2021, n° 438532) |
| Fraction imposable | Toute somme excédant le montant légal ou conventionnel (indemnité supra-légale) |
| Régime social distinct | Exonération de cotisations URSSAF dans la limite du plus élevé entre indemnité légale/conventionnelle et 2 fois le PASS (94 200 € en 2026) |
| CSG/CRDS | Applicables même sur la fraction exonérée de cotisations sociales (taux revenus de remplacement) |
| Juridiction compétente en cas de litige | Conseil de prud'hommes (contestation du licenciement ou du montant) ; tribunal administratif (contestation fiscale) |
| Contact officiel | impots.gouv.fr : messagerie sécurisée de l'espace particulier |
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Consultez un avocat ou un professionnel du droit pour toute situation concrète.
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Questions fréquentes
Est-ce que les indemnités de licenciement sont imposables ?
Oui, en principe. L'article 80 duodecies du Code général des impôts dispose que toute indemnité versée à l'occasion de la rupture du contrat de travail constitue une rémunération imposable. Cependant, la fraction correspondant à l'indemnité légale (calculée selon les articles R1234-1 à R1234-5 du Code du travail) ou à l'indemnité conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu. Seule la part supra-légale, qui excède ces minimas, reste imposable.
Est-ce que je dois déclarer la prime de licenciement ?
Vous devez déclarer uniquement la fraction imposable de votre indemnité de licenciement. La part correspondant au minimum légal ou conventionnel n'a pas à figurer sur votre déclaration de revenus. L'employeur mentionne normalement cette ventilation sur le solde de tout compte. En cas de doute, vérifiez ces montants et rapprochez-vous du service des impôts via votre espace personnel sur impots.gouv.fr.
Montant indemnité licenciement non imposable ?
Le montant non imposable correspond au plus élevé des trois montants suivants : l'indemnité légale de licenciement (1/4 de mois par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà), l'indemnité conventionnelle prévue par votre convention collective, ou le plafond d'exonération fixé par l'article 80 duodecies du CGI. L'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse est totalement exonérée (Conseil d'État, 21 juin 2021, n° 438532).
Quelles sont les indemnités non imposables ?
Sont exonérées d'impôt sur le revenu : l'indemnité légale de licenciement dans la limite du barème légal, l'indemnité conventionnelle dans la limite fixée par la convention collective, l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (totalement exonérée), et l'indemnité spécifique des journalistes dans la limite de l'article L. 7112-3 du Code du travail (Cour de cassation, ch. sociale, 15 avril 2026). Dans tous les cas, la fraction supra-légale reste imposable.
